les écoles privées régionales chevaux de troie d'une école de l'Europe des régions ?

Publié le par ecolepublique87

Un récent article (ci-dessous) paru dans Libération renforce les inquiétudes concernant la volonté de régionalisation des écoles, des diplômes et la remise en question des états nations par un reforcement du pouvoir des régions redécoupées à l'échelle européenne.

 

Politiques Le 12 novembre à 17h19
 http://www.liberation.fr/politiques/01012371175-les-collectivites-alsaciennes-bientot-fondues-en-une-seule

Les collectivités alsaciennes bientôt fondues en une seule

En 2014, un «Conseil d'Alsace» devrait remplacer l'actuel conseil régional et les conseil généraux du Bas-Rhin et du haut Rhin.

Les présidents du conseil régional d'Alsace et des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin se sont mis d'accord sur la fusion de ces trois collectivités en une seule, dont la création fera l'objet d'un vote des élus alsaciens le 1er décembre, ont-ils annoncé samedi.

La crainte d'un «centralisme strasbourgeois» dépassée

"Philippe Richert, président du conseil régional d'Alsace, Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin, Guy-Dominique Kennel, président du conseil général du Bas-Rhin ont souhaité convoquer leurs assemblées de manière exceptionnelle en Congrès pour débattre du projet de création d'une nouvelle collectivité: le Conseil d'Alsace", ont-ils affirmé dans un communiqué. La nouvelle collectivité sera le "fruit de la réunion" des trois collectivités, ont-ils souligné.

La création du Conseil d'Alsace, sur la table depuis le mois de janvier, se heurtait jusqu'à présent aux réticences de M. Buttner, qui redoutait qu'elle ne soit l'instrument du "centralisme strasbourgeois". Le conseil général du Haut-Rhin a adopté en mai une résolution préconisant la création d'une entité fédérant les institutions actuelles, sans les remplacer.

Un référendum local en 2012

Le projet sur lequel se sont accordés les trois présidents prévoit la création "pour la première mandature (de) deux conseils de territoires à l'échelle de chacun des deux départements". Il précise en outre que l'organisation politique et administrative du Conseil d'Alsace sera"dans son expression territoriale (...) multipolaire". Strasbourg et Colmar (chef-lieu du Haut-Rhin) se partageraient ainsi les sièges de l'exécutif et de l'assemblée du futur Conseil.

La création de la nouvelle collectivité, permise par la loi sur la réforme des collectivités territoriales de 2010, devra faire l'objet d'un référendum local, qui pourrait être organisé au second semestre 2012, puis d'une loi, a précisé Philippe Richert - également ministre chargé des Collectivités territoriales - au cours d'une conférence de presse à Strasbourg.

Les présidents souhaitent que le futur Conseil soit doté de compétences élargies. Les transferts consentis par l'Etat "pourraient porter notamment sur la coopération trinationale" (avec l'Allemagne et la Suisse), "l'enseignement des langues, le logement". Ils espèrent le porter sur les fonts baptismaux en 2014.

(Source AFP)

 

 

Ci dessous les liens vers des documents mis en ligne par la Fédération Nationale de la Libre Pensée et une analyse complète sur l'enseignement dispensé dans des écoles bilingues portées par des mouvements régionalistes: les écoles Diwan. lien

 

On y trouve cette analyse:

Diwan est le cheval de Troie du dynamitage de l’État-Nation

   

C’est la seule raison des soutiens de gauche comme de droite.

 

Rendant compte des assises laïques départementales à St-Brieuc et préparatoires aux assises nationales du 26 juin dernier, le journal Ouest-France résumait le débat des participants sur l’accord d’intégration Lang-Diwan, signé à Rennes au mois de mai, de la manière suivante :

« Vouloir pratiquer une langue régionale et s’intéresser à une culture spécifique est tout à fait louable. Mais l’intégration de Diwan n’est pas un projet culturel. Il s’agit d’un projet politique, bâti sur une perspective indépendantiste ».

Venant d’un journal qui n’est pas, loin s’en faut, particulièrement critique vis à vis de Diwan, chacun appréciera à sa juste valeur cette caractérisation de l’accord passé avec le ministre jack Lang.

 

On pourrait faire des objections à cette analyse  :

1. D’une part que les parents, qui se tournent vers les écoles Diwan, sont étrangers à ces orientations .

La réponse est oui. Ils les ignorent le plus souvent ou ne leur accordent pas d’importance.

C’est l’objet d’une réunion comme celle-ci – non exclusive d’autres formes et d’autres organisations – d’engager, sur la base des faits, cette réflexion

2. Deuxième objection : le mouvement autonomiste breton dont Diwan est le volet éducatif, a entrepris un démarquage salutaire vis à vis de ce passé détestable comme le prouvent les récentes études universitaires, les colloques, les livres etc.

 

 

En plus, un bilan sur ces écoles du communautarisme.

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