Langues régionales à l’école publique : attaques sournoises

Publié le par ecolepublique87

Tout ceci a bien une logique : le démantèlement, filières après filières, en commençant par les plus fragiles de l'enseignement public. Avec une seule idée, le transfert des coûts aux collectivités territoriales (notamment les régions) en privatisant les missions d'éducation au passage, de façon à pouvoir demander un petit peu d'argent aux parents par la suite.

Ainsi, l'éducation pourrait devenir rentable.

 



Pour tous ceux ont pensé et qui pensent encore que nous oeuvrons contre les langues régionales, nous disons

 

1) lisez l'article du blog ci-dessous

 

Un blog destiné à l'apprentissage des langues régionales dans l'enseignement public.

 

2) Et dîtes nous: plutôt que de fournir un enseignement en langue régionale réservé à un cinquantaine d'élèves, et payant, ne vaudrait-il pas mieux qu'il existe plusieurs écoles publiques proposant cet enseignement au CM1 et CM2 par exemple ? Si cette offre est proposée aux familles aux quatre coins de la ville, un rapide calcul: en deux ans on peut initier et préparer à une filière du collège plus d'une centaine d'élèves d'une classe d'âge !

 

Alors quand on nous dit qu'on va sauver une langue en perdition en envoyant dans le secondaire une quinzaine d'élèves au maximum (même bilingues) alors que rien n'est fait pour poursuivre cet enseignement au collège...là, nous restons perplexes...Car, que reste-t-il de cette langue régionale après 4 années de collège, sans cours et sans la pratiquer à la maison ? car nous avons eu ici beaucoup de témoignages de parents avouant ne pas parler occitan eux-mêmes!

 

Soyons honnêtes deux minutes: si on pense sauver les langues régionales en finançant ce type d'écoles privées ...il va falloir très longtemps...

 

Et comment se fait-il que les si bons samaritains qui ont en tête de sauver des langues régionales, n'ont rien fait pour que cette filière soit développée au sein de l'éducation nationale, ne serait-ce qu'au collège, touchant ainsi un plus grand nombre d'élèves... Rouleraient-ils pour une autre cause ?

 

Il souffle un vent de privatisation des missions de service public, de régionalisation de l'école ou plutôt des écoles, avec à la clef la fin de l'égalité des chances.

 

 

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Aurel 25/01/2012 15:10


Contrairement à
Mélenchon je trouve que le fait que la république connaît les langues régionales au même titre que le français est une évolution. Je ne sais pas si c'est vraiment nécessaire que la France ratifie
la Charte des langues régionales qui certes ne mènerait pas forcément à des tensions fascisantes comme connaît la Belgique mais je pense qu'on puisse faire en sorte d'une meilleure évolution des
langues régionales. Autant une partie de l'extrême droite menace les langues régionales, autant une autre partie fait exactement la même chose envers la langue commune de la république. Moi aussi
je peux parler en céfranc pour que le vieux alcoolo à moitié sourd ne puisse pas comprendre quand il parle sa langue régional. Moi aussi je peux afficher mes croyances avec des signes
ostentatoires. Si le jacobinisme n'est pas parfait le fédéralisme non plus. Mélenchon de part son vécu sait de quoi il parle et certains autonomistes extrême-gauchistes (ceux qui approuvent le
terrorisme et n'aiment pas quand les gens parlent français) au lieu de donner des leçons devraient en prendre de la graine et comprendre qu'ils ne sont pas les seuls sur sur la planète. Les bons
côtés du fédéralisme doivent s'additionner aux bons côtés du jacobinisme sinon il peut y avoir des tensions totalitaires. Mélenchon même si je ne roule pas pour lui a néanmoins le courage
d'aborder ce sujet important en tant que républicain de gauche aux idées révolutionnaires bien avant qu'il se désigne candidat aux présidentielles où il peut très bien revenir sur ce sujet. Comme
vous le savez je soutiens François Hollande mais celui-ci peut très bien reprendre à son compte ce sujet important.


 


Ces
autonomistes d'extrême gauche qui mettent Mélenchon dans le même panier que Marine Le Pen devraient balayer devant leur porte. Ce que j'appellerai des rouge-brun car ils ne condamnent pas le
terrorisme (ne pas confondre avec l'activisme et
saccage le terrorisme c'est quand il y a des crimes et qu'importe de quel bord qu'il soit c'est un fascisme que je combats et condamne) et ne savent pas parler français en dehors de leur langue
régionale. Ces gens-là oublient peut-être aussi que le monarchiste antisémite Maurras était fédéraliste. C'est une minorité d'extrémistes qui me fait penser à des intégristes religieux que ça
soit les gens du Pir ou les cathos réacs du Club de l'Horloge. Ces gens-là sont dans la même optique. De plus RPS (Régions et Peuples Solidaires) ne réunit pas toutes les régions françaises d'où
leur manque de crédibilité. Le fédéralisme aura un peu plus de crédibilité quand il réunira au même niveau toutes les régions françaises quelque soit leur histoire sinon il y aura encore plus
d'europhobie que je contribue le mieux possible.


 


Pas
étonnant que l'extrême droite néo-nazi du Bloc Identitaire qui sont par le reconnaissance des langues régionales au même titre que ces autonomistes d'extrême gauche malgré les divergences d'idées
opposées hésite à soutenir Bayrou celui qui vante "le
pays réel". A vomir! Ils ne peuvent pas soutenir Joly car ils sont profondément racistes envers les musulmans même si dans ce parti sur ces sujets-là la laïcité et le fédéralisme, une partie
parmi les tenors d'EELV ne sont pas clairs et caressent dans le sens du poil les fascistes et/ou intégristes qui se disent de gauche alors qu'ils véhiculent des thèses d'extrême droite. En disant
tout ça je pense que beaucoup d'écolos de gauche vont se tourner vers Mélenchon. C'est un choix raisonnable! Je ne roule pas pour lui, j'ai été assez dur parfois mais il a bien compris qu'il
était parfois excessif avec certaines formules je ne peux que lui souhaiter bonne chance. Tant qu'à moi je reste fidèle en soutenant François Hollande qui je pense peut aller sur cette thématique
aussi bien que son ancien camarade et concurrent de gauche.