Jean Pierre Cavaillé, héroccitan de la Calandreta

Publié le par ecolepublique87

Cet article est notre réponse à ce que vous trouverez à cette adresse :

http://taban.canalblog.com/archives/2012/01/17/23266363.html

Nos réponses et commentaires en rouge sur cet article.

 

 

 

 

         La Calandreta lemosina, école bilingue associative, laïque et gratuite

Voici ce que M Leray lui-même a adressé et laissé paraître dans la publication de la FCPE dans l’encart départemental du mois de décembre dernier : « L'adhésion à taux plein à la calandreta est de 80 euros par an. Ce qui est relativement cher. S'ajoutent à cette adhésion les "consommations".

1) La cantine (avec prise en compte de la situation sociale) si l'enfant y prend ses repas

2) Le goûter (pour les enfants en maternelle) : 5 euros par mois

3) Les sorties (bus + ticket éventuel pour sport, piscine ou patinoire, spectacle ou concert, muse ou exposition, classe verte, etc.) : 5 euros par mois.

Le prix de la cotisation à la calandreta inclut bien sûr la garderie. Il n'y a pas de facturation en sus au jour ou au mois. Le prix de la cotisation à la calandreta inclut bien toutes les activités scolaires et périscolaires. Il n'y a pas de facturation en sus pour une quelconque activité (arts plastiques, anglais, esperanto, musique, etc.) Lorsque l'on prend en compte ces divers éléments, en incluant bien les absences de facturation, on voit que la calandreta n'est sûrement pas une école chère. » 

 

Selon le commentaire laissé sur notre blog par une mère d’élève, Léa Violaine, nous apprenons : « Afin de rétablir la vérité sur le "coût" de la scolarité à la calandreta :

Les frais administratifs sont de 80€ par an et par enfant, et de 65€ par enfant et par an pour les fratries. Négociables au cas par cas si les familles n'ont pas les moyens...

Ce à quoi il faut rajouter une adhésion à l'association de 50€ pour un parent unique, 80€ pour un couple et gratuite pour les membres d'honneur. C'est une adhésion par famille, quel que soit le nombre d'enfants. Il n'y a pas de frais de scolarité. La garderie est gratuite (comprise dans les frais administratifs). Aucune autre somme n'est demandée dans le courant de l'année, hormis les frais d'interclasse, comme dans toutes les écoles. Pour les frais d'interclasses, un barême social a été recréé : les parents les plus aisés payent plus pour que cela coute moins cher au moins aisés... Nous sommes un couple avec un seul enfant et payons le maximum parce que nous le pouvons, soit : 160€ par an au total. Je rappelle que la scolarité est potentiellement gratuite si vous n'avez pas les moyens financiers, valeur fondamentale de l'école que je défends. »

Alors, je ne suis pas maître de conférences mais il me semble que : 5 euros par mois  x 2 , on doit trouver 100 euros puisqu’il y a 10 mois d’école, ajoutés aux 160 euros ( adhésion + frais administratifs ), on doit être très proche de 260 euros par an, non ? Mais tout dépend de ce qu’on appelle gratuit !! 

de Limoges, où l’on enseigne l’occitan par la méthode immersive dans le cadre d’une pédagogie « institutionnelle », connaît actuellement de graves problèmes de locaux.

Actuellement ?? Voyons voir ce que nous avons en stock  sur le net …

Dans un article du Populaire du centre de juin 2009, on apprend que la Directrice était déjà en pourparlers  avec la Mairie pour intégrer des locaux scolaires vacants… extrait…

http://www.lepopulaire.fr/dossiers/4_000_eleves_pres_de_la_vienne@CARGNjFdJSsHFxsMBR4-.html?menu_maville=Choisissez+une+ville

mardi 16 juin 2009 - 15:23

(…)L’éclectisme réside aussi dans l’offre pédagogique. La Calendreta lemosina, route de Toulouse, cultive son atypisme en enseignant à ses 60 élèves toutes les bases du savoir en occitan. « Nous leur parlons occitan du matin au soir, explique la directrice, Ghislaine Georges. Et ils s’intègrent ensuite parfaitement bien au collège. »


80 % des parents qui inscrivent leurs enfants à la Calendreta ne sont ni occitanistes, ni particulièrement militants. Victime de son succès, l’école, qui s’inspire aussi de la pédagogie Freynet, pourrait bien quitter les Ponts car elle se sent à l’étroit dans ses murs, d’anciens locaux professionnels rénovés. « Nous sommes en pourparlers avec la mairie pour intégrer des locaux scolaires vacants, poursuit la directrice. Mais pour l’instant, nous allons devoir refuser du monde ».

·         Un peu plus ancien encore ce reportage de 2008 signé France 3 où Monsieur Barral énonce clairement sa volonté d’être logé gratuitement par la municipalité… J’ai bien écrit 2008…

Publié le 15/10/2008 |

http://www.france3.fr/STATIC/video/index-fr.php?titre=Calendreta&url=mms://a988.v101995.c10199.e.vm.akamaistream.net/7/988/10199/3f97c7e6/ftvigrp.download.akamai.com/10199/sgv/diff/videotheque/regions/lpc/infos/videoslim/78468_calendreta.wmv&section=regions_lpc&rubrique=video

 

         En effet l’école, à la suite de dégâts des eaux, a dû quitter précipitamment ses anciens locaux (route de Toulouse) quelques jours avant la rentrée scolaire et a été relogée de manière temporaire par la mairie de Limoges dans des salles désaffectées de l’école publique du quartier de Landouge, à l’autre bout de la ville. Or, dans cette école, un groupe de parents de la FCPE s’est mobilisé pour chasser les intrus, à la fois pour des raisons pratiques (revendication de l’utilisation pour leur propre association, l’APE – Association des Parents d’Élèves de Landouge – des salles concédées à la Calandreta) et des raisons idéologiques : la dénonciation de l’invasion, selon eux concertée et programmée, du public par le privé.

« Connait actuellement de grave problème de locaux »: pas actuellement, depuis 2009 la Calandreta cherche d’autres locaux et si possible dans la gratuité comme actuellement !

« En effet l’école, à la suite de dégâts des eaux, a dû quitter précipitamment ses anciens locaux (route de Toulouse) » Faux, pas précipitamment les fameux dégâts des eaux sont du 4 aout 2011, et les locaux étaient rénovés pour la rentrée, la mairie de limoges a été habilement manipulée.

« dans des salles désaffectées » faux, j’étais présent au dernier conseil municipal, les salles ne sont toujours pas désaffectées.

« la dénonciation de l’invasion » Je vous mets au défi de trouver le mot invasion sur notre site ou au sein de tous les commentaires des membres de la fcpe locale. Vous êtes un dangereux manipulateur et fabulateur.

         Membre de l’association Calandreta moi-même, je n’avais pourtant guère envie de perdre mon temps à alimenter une polémique inutile, dès lors que le groupe en question n’était pas parvenu, malgré un activisme considérable, à mobiliser autour de lui. La FCPE départementale a refusé en effet de lui apporter son soutien, la mairie a maintenu jusqu’à présent sa position et la presse locale s’est bien gardée d’en reprendre le discours…

« la presse locale s’est bien gardée d’en reprendre le discours… » C’est sûr qu’avec des parents d’élèves journalistes la Calandreta ne partait pas sans quelques avantages médiatiques. Quand je pense que le bureau des parents d’élèves de la Calandreta nous a accusé d’être omniscient avec notre blog, alors qu’ils avaient à leur disposition un appareil médiatique d’un tirage quotidien de plus 100 000 exemplaires, C’est comparer un pistolet à bouchon avec la grosse Berta !

         La fédération de la Libre Pensée est la seule organisation ayant manifesté son soutien, au moins au départ. J’aurai beaucoup à dire (mais je l’ai déjà fait sur ce blog) sur la tendance invétérée, mais heureusement non irrépressible, de certains libres penseurs (ou prétendus tels) à confondre la question des langues minorées avec la question confessionnelle, et à invoquer la loi de 1905, qui n’a évidemment strictement rien à voir avec l’enseignement des langues (la lettre de Danielle Dugelay sur le blog École publique 87, qui trahit d’ailleurs une ignorance fatale à propos de l’enseignement de l’occitan, en est un parfait exemple).

« la loi de 1905, qui n’a évidemment strictement rien à voir avec l’enseignement des langues » la loi de 1905 n’a en effet rien à voir avec les langues. Par contre, elle distingue bien la séparation entre l’enseignement privé qu’il soit confessionnel ou pas et l’enseignement public, dont je le répète, je persiste et je signe, la Calandreta ne fait pas partie. Il ne suffit pas de croire « dans sa tête » (cf un de vos membres) que l’on fait partie de l’enseignement public pour l’être. Désolé de vous rappeler encore à la réalité mais les faits sont les faits.

         Mais je pensais qu’un haussement d’épaules suffisait, en l’occurrence, surtout après avoir parcouru le blog créé par « nos amis » de Landouge, École publique 87, où il me semblait que le groupe se décrédibilisait lui-même, tant les arguments étaient faibles, tant était visible la mauvaise foi qui ne reculait pas même devant les attaques personnelles. 

« reculait  pas même devant les attaques personnelles » : Concernant ce point, Pour M Barral, nous avons recueilli uniquement ces propos sur le net, il a d’ailleurs repris notre blog pour se faire de la publicité. Concernant M Leray, lorsque l’on effectue une apparition médiatique il faut s’attendre à certaines critiques, nous sommes encore en république, et rien de ce que j’ai écrit n’est une attaque ouverte à la personne mais tout juste un trait de plaisanterie. Vous avez la mémoire courte M Cavaillé, car si vous avez un  petit commentaire sur le site du populaire, vous avez pu observer les jolis mots employés à l’encontre des parents d’élève de l’école publique de Landouge, et je ne parle même pas des pressions politiques reçues.

« tant les arguments étaient faibles » : si ça c’est pas de l’attaque personnelle ! Mais ne prenez pas vos fabulations pour des vérités, la réalité est celle que nous décrivons sur notre blog ! Vous êtes atteint du même syndrome de JJ Rousseau, vous ne distinguez pas la frontière entre votre vérité (celle que vous êtes persuadé détenir et vivre) et la réalité, les faits observés et vus par le monde extérieur.

Complaisance

La chose qui m’a fait quand même fait tiqué – et pas qu’à moi, dans notre petit mitan occitaniste limousin –, c’est l’oreille certes embarrassée mais néanmoins complaisante apportée par la FELCO (Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc) au groupe de Landouge dans l’un de ses communiqués, qui dénonçait, sans « trancher » le différend, « stigmatisation, dénigrement ou insultes d’où qu’ils viennent », semblant donc accréditer l’idée selon laquelle ce groupe de parents d’élèves en ferait en effet l’objet, cela en renvoyant dans la même page au blog École publique 87, dans lequel, tout au contraire, sont pratiqués contre l’école occitane, de la manière la plus flagrante, la stigmatisation, le dénigrement et, sinon l’insulte, du moins de graves insinuations et quelque chose qui ressemble fort à de la diffamation.

« École publique 87, dans lequel, tout au contraire, sont pratiqués contre l’école occitane, de la manière la plus flagrante, la stigmatisation, le dénigrement et, sinon l’insulte »  Un discours pareil sans preuve ça mérite tout de même le détour. Vous êtes comme tous vos amis qui sont intervenus sur notre blog à la limite de ce qui est attaquable en justice, et je vous reconnais au moins cette habileté de langage. C’est tout de même fort de café de faire des déclarations pareilles sans preuves à l’appui 

         Par ailleurs, il est vrai, le communiqué de la FELCO rappelait à juste titre que le vrai problème était le refus du rectorat de l’Académie de Limoges de réunir le Conseil académique des langues et, de fait, de créer le moindre poste d’occitan (son enseignement étant ramené désormais dans cette académie au point zéro, de sorte qu’en effet la petite Calandreta, avec ses cinquante élèves représente la seule offre d’enseignement de l’occitan en primaire dans l’académie de Limoges).

         Mais ce que j’ai nommé complaisance s’avérait difficilement séparable d’une position qu’un membre de la Felco, Marie-Jeanne Verny, a exprimé à titre personnel à plusieurs reprises dans des lettres ouvertes et les commentaires sur ce blog suscités par mon papier où je décortiquais une motion du Parti de Gauche mettant en cause le développement de l’enseignement des langues régionales (par delà d’ailleurs toute distinction entre école publique et écoles associatives).

L’école dite «associative» est une école PRIVEE ne vous en déplaise ! j’en veux pour preuve ce fameux contrat d’association qui, de fait, est un contrat qui ne concerne que l’enseignement privé, je vous renvoie au site de l’Education Nationale.

 Je résume ainsi cette position personnelle : le militantisme occitaniste devrait, dans notre région, se concentrer sur le développement de l’enseignement de l’occitan au sein du public, plutôt que de se focaliser sur Calandreta embrassée comme une « solution magique ». J’ai réagi vivement à cette position dans le même fil de commentaires, car elle me semble s’appuyer sur une analyse erronée de la situation : tous les acteurs associatifs impliqués dans l’occitanisme en Limousin, et Calandreta au premier chef, sont évidemment favorables au développement de l’enseignement public de l’occitan. En qualité de membre de l’association, je me souviens, il y a quelques années, être d’ailleurs allé plaider au rectorat, avec Pierre Barral, la cause de l’enseignement public de l’occitan en particulier au collège (il est donc entièrement faux et même insultant d’affirmer, comme le fait le Blog École Publique 87 que nous nous désintéressons de la filière), démarche qui hélas s’est soldée par un fin de non recevoir, ou plutôt une absence de tout suivi. On trouvera sur ce blog le pitoyable constat de Dominique Decomps en 2006, à l’occasion des Assises de la langue occitanes, où de toute façon le rectorat joua la politique de la chaise vide. Hélas, le tableau serait aujourd’hui plus noir encore. Nous sommes tous d’accord sur le constat et sur la volonté de dénoncer le scandale de l’abandon, voire de l’anéantissement de l’enseignement de l’occitan dans l’académie de Limoges, puisqu’il s’agit bien de cela. Du coup, même si je suis intervenu mollement, j’ai envisagé le communiqué de la Felco et les réactions de Marie-Jeanne Verny en haussant les épaules et en me disant qu’il ne fallait pas alimenter de polémique stérile entre occitanistes et prendre comme une erreur d’appréciation due à la distance la référence aux persécutions dont souffrirait le groupe de Landouge.

Persécutions ? où avez-vous vu le mot  persécution ???? Par contre, nous avons bien été insultés par vos amis, les vrais ceux-ci qui ont la classe !

Pot pourri :

 

«  Vous savez ou me trouvé,

Je vous fait grace de toutes les insultes classique du genre cevelle de vorlon, raclure de bidet...

ça fait du bien de l'ecrire.

Allez je vous quitte sur une touche de poésie

Salut grosses merdes. »

Communautarisme

         Ce qui me décide finalement à me prononcer sur ces deux questions c’est, je l’avoue, ma vanité d’internaute, ou – dit de manière plus auto-complaisante – ma conception du dialogue démocratique sur le web. En effet, dans une page du blog les animateurs d’École publique 87 ont cru bon de publier, dans une page intitulée Les Écoles du communautarisme,  la copie d’un tableau figurant dans le livre E. Khaldi et M. Fitoussi, La République contre son école. Ce tableau, intitulé « les réseaux communautaires », assimile les écoles laïques à vocation linguistique et pédagogique aux écoles confessionnelles. Cet amalgame fallacieux est certes des plus courants ; on le retrouve par exemple dans un article de Caroline Fourest paru dans le Monde du 4 septembre 2010, évidemment repris sur le même blog. Je m’étais donc permis de poster un petit commentaire, le 4 décembre, que je donne ici, car on le jugea sans doute indésirable, puisqu’on choisit de ne pas le publier. Le voici (je me cite in extenso) : « Les mots ont leur importance. Les écoles associatives dans lesquelles sont pratiquées les langues de France ne sont pas des écoles communautaires, elles ne sont l’expression d’aucune communauté, le fait d’être bilingue ne fait pas de vous des membres d’une communauté particulière. Brandir l’insulte de communautarisme (puisque, en France, ce mot est bien insultant) n’a aucune espèce de sens pour ces écoles ouvertes à tous, laïques et gratuites. Il est malhonnête d’amalgamer comme communautaires des écoles confessionnelles et des écoles à vocation linguistique, qui n’ont rien à voir avec ces écoles confessionnelles (hé non, une langue n’est pas une religion!) sinon, dans certains cas, la structure associative. Mais il est évident qu’être dans une association ne fait pas de vous un « communautariste » ! Ou alors faut-il en revenir au temps où, au nom de l’indivisibilité républicaine, les associations de citoyens étaient proscrites ? ».

         Le choix de ne pas publier ces quelques lignes anodines en dit long sur le sens du débat et sur l’ouverture d’esprit des animateurs du groupe en question.

Si j’ai choisi de ne pas publier votre commentaire c’est simplement qu’il s’adresse aux auteurs directement : si vous vous permettez de critiquer une journaliste du Monde et un auteur reconnu, faîtes-le sur votre propre blog ! Nous ne sommes pas là pour relayer vos propos.

A ce sujet, lors de la conférence du 10 février 2012, face à M. Khaldi, je ne vous ai pas vu briller lors de votre intervention tant vos arguments ne tenaient pas la route ! D’autant plus que l’ensemble des propos de M. Khaldi concernant les écoles Diwan et Calandreta allaient à l’encontre de vos idées et de celles de M. Lavalade.

D’autant plus qu’ils dénoncent eux-mêmes la censure dont ils feraient l’objet sur le site du Populaire du Centre, il est vrai en dénonçant aussi le fait que l’on laissât en ligne des commentaires soi-disant « nauséabonds », dont l’un des miens qu’ils donnent en exemple avec quelques autres (voyez sur la même page et jugez de l’odeur).

 

Complot

         Mais c’est justement que toutes leurs interventions trahissent un esprit de clôture et de défiance (c’est peut-être cela, en fait, le vrai « communautarisme » !) tout entier animé par la conviction qu’ils sont – et avec eux l’école publique en général dont ils prétendent être l’incarnation.

Ah ? Bon ? nous avons écrit ça ?...mais où donc ? J’ai beau relire, je ne trouve pas… – victime d’un complot général et tentaculaire Idem, avez-vous lu le mot complot ???

visant rien moins qu’à privatiser l’école de la République et dont Calandreta serait, à leurs yeux, la tête de pont. Ah oui ??? et ça alors où l’avons-nous écrit ??? Calandreta est une école privée, parmi les autres, c’est tout…mais il se trouve qu’elle est logée gratuitement dans des locaux publics depuis 5 mois ! et elle fonctionne avec l’argent de nos impôts…

Quant à la logique de privatisation de l’école publique et ou l’abandon des filières au privé…ouvrez bien grand vos yeux et vos oreilles dans les prochains mois ! 

Je sais bien que la logique paranoïaque est ainsi faite, qu’il suffit de la dénoncer pour la nourrir, et que je serai donc immédiatement rangé parmi les comploteurs. Me croira qui veut, mais je n’ai aucune animosité particulière contre les parents de l’APE de Landouge, n’ayant d’ailleurs pas l’honneur de les connaître. Je m’en tiens uniquement à leurs publications, à la manière dont leur blog est monté et à la matière dont il est constitué et je constate que tout, en effet, converge vers l’idée obsessionnelle d’un complot ourdi par des puissances ténébreuses dont Calandreta serait l’émanation. Tiens, encore vos propres mots… 

         Il est d’abord affirmé, sans aucun début d’argument, que les dégâts des eaux auraient été complètement exagérés et exploités par l’école à dessein de s’imposer dans les locaux de l’école de Landouge. Tout était manigancé, orchestré de longue date par Calandreta,

Je vous renvoie au reportage de France 3 de 2008 et à l’article du populaire du centre de 2009 cités plus haut !

 la mairie de Limoges, la région, l’ensemble des pouvoirs publics, qui se donnent comme objectif commun la casse de l’école publique et la privatisation de l’enseignement… Calandreta d’ailleurs est une officine d’activistes qui ont entrepris d’investir méthodiquement tous les lieux de pouvoir, de phagocyter tous les partis, toutes les instances régionales, afin d’empocher les subventions et d’avancer leurs pions. Les membres de l’association n’avouent-ils pas eux-mêmes qu’aux élections régionales (propos de Sandrine Gouraud, rapportés dans un article du blog, joliment intitulé Serions nous des jambons ou des lapins de 6 semaines ?), « 6 parents étaient candidats, sur des listes politiques différentes » ? Renseignement pris, ces candidatures se répartissaient sur quatre listes. Évidemment, elles étaient concertées. Y aurait-il meilleure preuve que tout marche dans cette affaire par  vos propres mots « clientélisme et copinage » ?

Voilà qui explique les « généreuses subventions » obtenues de la région ! Voilà pourquoi les élus, de Limousin terre de gauche, comme les autres, se montrent d’une complaisance coupable envers Calandreta ! là encore vos propres mots !

 Inquiétant Monsieur B

         Quant à l’affaire des locaux, elle est limpide, car cette stratégie d’intrusion fait partie des « méthodes habituelles de ces écoles privées ». Elles ouvrent des classes sans autorisation, occupent des locaux publics illégalement sans payer de loyer. Ce sont des écoles voyous conduites par des hommes suspects. Encore une fois ! où-avez lu le mot « voyous » ?

 La page du blog dédiée à L’inquiétant Monsieur B, c’est-à-dire à Pierre Barral, ancien président de l’association limougeaude, qui en fait un dangereux manipulateur des parents d’élèves de l’association au  motif qu’il est membre du Parti de la Nation Occitane, oscille entre le ridicule et la diffamation pure et simple. Nous rappelons qu’une diffamation est une affirmation dont on ne peut avoir la preuve, or tout ce que nous avons dit sur M. Barral a été publié par lui-même  avec son accord sur internet, ce sont donc des faits vérifiables et publics !

         Tous les associatifs, tous les administratifs et les élus ayant eu affaire à lui, témoigneront du sérieux, du dévouement et de la probité de Pierre Barral dans la présidence de l’association Calandreta depuis 1992. Quant à ses convictions politiques, elles ne regardent que lui, et il en est de même pour tous les autres membres de l’association, candidats ou non aux élections locales. Je suis pour ma part – cela est bien connu – en complet désaccord idéologique avec le PNO, mais je dois reconnaître qu’il s’agit d’un parti laïque, républicain et résolument antiraciste, qui respecte absolument les règles du jeu démocratique. Il est sûr, en outre, que nous avons en commun la défense de la langue et de la culture occitanes. Mais évidemment, en tant que membre du PNO, « l’inquiétant Monsieur B », pour nos amis de Landouge, a tous les attributs du comploteur, manipulant l’association dont il fut le président pour d’obscures finalités politiques.

 Locaux

         Et puis, il y a les coïncidences qui n’en sont pas, les signes par lesquels le complot se dévoile : « Incroyable… mais vrai ! L’école publique de Louannec en Bretagne vient de vivre une situation quasi identique à celle de Landouge. Là-bas, c’est une école Diwan qui avait besoin de locaux en urgence ! ». Autre coïncidence troublante, autre signe d’une action concertée : Près de Nice, à Drap, certes en 2008 (mais on n’est pas à trois ans près !), la Calandreta est accueillie dans les locaux du centre Protestant de l’Ouest (CPO)… N’en doutons pas, c’est là, comme dit le titre, « une attaque en règle des écoles privées ». Là vous avez très mal lu ! je suis étonnée…un maître de Conférences!!! n’a pas vu que ce n’était pas le même article et que plusieurs semaines les séparaient…mais après autant de mensonges, de distorsions et manipulations de nos articles plus rien ne m’étonne !

         Voilà où conduit la logique paranoïaque : aux amalgames les plus stupides (le CPO qui apparemment a prêté des locaux à la Calandreta niçarda en 2008 est une structure privée et non publique)  C’est vous qui faites l’amalgame, pas nous !

et aux attaques les plus infondées : Diwan est une structure similaire à Calandreta, mais sans aucun lien institutionnel avec celle-ci.

FAUX !

APRENE développe la formation continue des professeurs des écoles Calandreta, en collaboration avec le  (Centre de Formacion Professionala Occitan). 

Depuis 1997, le Centre de Formation Professionnel Occitan est chargé de la formation continue des enseignants des écoles immersives Bressola, Calandreta, Diwan, Seaska et Zweisprachigkeit.

Les actions de formation continue proposées par les enseignants se déroulent conformément aux dispositions de la convention Ministèrielle du 20 mars 1997 ainsi que celles du livre IX du code du travail.

Le C.F.P.O est un centre agrée par le Ministère de l'Éducation Nationale Française et reçoit le financement de la formation continue pour toutes les écoles immersives en langues non officielles de France en proportion du nombre total d'enseignants payés par l'État.

 Mais, en effet, deux salles de classe de l’école publique de Louannec ayant été louées pour cette année scolaire à Diwan, entraînant là aussi les réactions d’un groupe de parents FCPE, la coïncidence ne pouvait en être une !

         La vérité est autrement prosaïque. La vérité est que de nombreuses écoles associatives, du fait de leur création récente, de l’accroissement de leurs effectifs et de leur fragilité budgétaire (Calandreta, comme Diwan reposant sur le principe de la gratuité), FAUX , on a déjà vu ! connaissent des problèmes récurrents de locaux. Qu’y a-t-il de choquant à ce qu’elles louent des locaux publics libres d’occupation ? Justement, AUCUN LOYER N’EST PAYE A CE JOUR !

Personne ne peut nier qu’il existe de tels locaux scolaires publics inoccupés. Pourquoi les communautés locales ne les mettraient-elles pas à la disposition temporaire d’écoles laïques et gratuites, qui plus est en percevant un loyer ? Où est le problème ? Ces écoles sont sous contrat avec l’État, je le rappelle, et remplissent le cahier des charges de l’éducation nationale.

Et justement parlons-en du cahier des charges !

Le contrat d'association. Les conditions préalables sont plus exigeantes : un besoin scolaire reconnu doit exister, les locaux et installations doivent être appropriés. L'établissement est tenu de dispenser les enseignements selon les règles et programmes de l'enseignement public. Les enseignants des établissements privés sous contrat sont recrutés à l’issue d’un concours, le Cafep (analogue au Capes ou au CAPLP). Leur formation est dispensée par des organismes de formation privés, conjointement avec les établissements d’enseignement supérieur.

Le contrôle est plus étendu pour les établissements sous contrat : il porte sur le respect des programmes et horaires d'enseignement ainsi que sur le respect total de la liberté de conscience des élèves. Les enseignants font en outre l'objet d'une notation pédagogique. Les établissements privés sous contrat sont par ailleurs soumis à un contrôle financier et administratif. http://www.education.gouv.fr/cid251/les-etablissements-d-enseignement-prive.html#Le%20financement%20public%20des%20%C3%A9tablissement%20priv%C3%A9s

Questions sur le contrat d’association en question :

1.    Comment se fait-il que ces écoles qui ne respectent pas le taux horaire d’enseignement du français, puisque c’est leur caractère propre, soient sous contrat d’association ?

2.    La non-conformité des locaux route de Toulouse ne serait-il pas la vraie raison de ce déménagement  précipité ? car la perte du contrat d’association entraîne la perte des subventions publiques et du paiement par l’état des enseignants….

En outre, n’en déplaise à nos amis de Landouge, ces écoles ne sont pas des entreprises, mais bien des associations à but non lucratif, qui délivrent un service public en se consacrant à une éducation populaire, proposant des enseignements et des méthodes que ne le public n’offre pas. C’est pourquoi, beaucoup, comme Serge Guégo, le président des écoles Diwan cité dans la page du blog École publique 87 consacrée à la soi-disant « affaire » de l’école de Louannec, estiment que la terminologie « écoles privées », qui répond de fait à la nomenclature juridique et administrative, ne correspond pas à la réalité. Mais bien sûr ! serions-nous face à un déni ?

 Gratuité

         Cela, nos militants d’École publique 87 ne veulent certes pas l’entendre, surtout pas ! La gratuité même, y lit-on, est une manœuvre qui vise dans un avenir très proche à faire payer les parents qui auront pris goût à ces écoles… Décidément,  vous avez des problèmes de lecture : je reprends dans un article où il est question des filières publiques ! Et uniquement de celles-ci…Si elles sont supprimées dans le public, où croyez-vous que les familles iront inscrire leurs enfants ? Dans le privé, non ??? Encore ma paranoïa…

Dans l’un de leurs textes, ils semblent même affirmer que l’école est déjà payante. Faut-il rappeler ici que les écoles Calandreta existent depuis plus de trente ans, et qu’elles ont toujours été gratuites ? FAUX, lire plus haut les propos de M. leray  publiés dans la revue des parents FCPE et des parents eux-mêmes !!!

Faut-il redire qu’elles sont portées à bout de bras, souvent au milieu de mille difficultés, toutes telles qu’elles sont, par le bénévolat des parents d’élèves regroupés en association ? C’est leur choix , non ?? 

Pédagogie alternative

         La motivation de ces parents est de donner à leurs enfants une éducation au bilinguisme et au plurilinguisme à travers des méthodes alternatives inspirées de la pédagogie Freinet et de la pédagogie des « institutions » de Fernand Oury. A cette fin, ils s’engagent dans la vie de leur école, en deviennent en effet les co-gestionnaires et en fait les autogestionnaires… Quel rapport entre cet engagement et les menaces, que l’on ne saurait en effet nier (mais évitons, de grâce, de recourir à la théorie du complot), de privatisation marchande de l’enseignement ? Aucun, strictement aucun. C’est même du contraire qu’il s’agit ; d’une résistance de la société civile à la consommation passive, l’expression de la volonté de devenir acteur dans l’éducation de ses propres enfants, comme dans les autres secteurs de la vie sociale. Ne vous trompez donc pas d’adversaire !

Notre adversaire, c’est le choix politique de financer, loger gratuitement une structure privée au mépris de toutes les lois, au détriment l’école publique! C’est tout !

 Loi 1901

         Par contre, il est grave, très grave, à mon sens, de vouloir remettre en cause, foncièrement, la loi de 1901, c’est-à-dire le droit des citoyens à s’organiser en association pour conduire les projets sociaux et culturels qui leur tiennent à cœur ; en l’occurrence faire vivre une école bilingue en partenariat avec l’Éducation Nationale, dont je rappelle une fois encore qu’elle est l’unique lieu en Limousin où sont dispensés en primaire des cours d’occitan.

         Cependant, au-delà de ce fait brut, massif, qui est de constituer le seul ilot de transmission de l’occitan en primaire dans notre région, il y va non seulement de la liberté d’association, mais aussi de la légitimité des aides que les associations – et qui plus est celles qui remplissent de fait un service public reconnu – sont aujourd’hui en droit de demander aux collectivités locales.

Sauf qu’il existe des lois de financement qui sont ici bafouées ! je renvoie à la circulaire du préfet des Pyrénées Atlantiques, vous avez manqué cette page il me semble : alors vous lirez bien qu’il est interdit de financer une école via une association 1901, c’est une subvention à objet déguisé !

         Du reste, l’APE de Landouge est elle-même une association régie par le loi de 1901, à qui la municipalité de Limoges concède gratuitement des locaux avec chauffage et électricité pour y effectuer un service de garderie, qui est bien un service public et non un service marchand, bien qu’il soit de droit privé. Exactement comme la Calandreta. Ainsi, tout leur discours visant à dénoncer le statut privé de Calandreta met foncièrement en cause leur propre association.

Mais, cette association, dont nous ne faisons pas partie, je le répète…n’a pas pour but de financer des activités d’enseignements, soit une école privée !

         Cela, je le dis, je le martèle, non seulement pour nos amis de Landouge, mais pour tous ceux qui estiment que l’argent public ne doit aller qu’aux administrations  publiques, et que l’occitan ne doit être soutenu que dans l’école publique, remettant ainsi en cause le principe de la subvention et donc de l’existence même des associations de citoyens, quelle que soit leur vocation. C’est complètement faux ! Une école n’est pas et ne sera jamais une association comme une autre, car on lui confie des enfants…et oui ! les enfants ne doivent pas être encadrés par n’importe qui !

         Je dis, calmement mais fermement que cette conception de la vie publique est liberticide

Elle est surtout protectrice et seule garante de l’égalité des chances ! et je ne vois pas pourquoi l’impôt de tous paierait la liberté de quelques-uns !

et que c’est bien à elle que se heurte la Calandreta de Limoges, et plus généralement tous ceux qui, hors du public, tentent de faire vivre une culture minorée, dans le seul type de structure ou cela leur est possible de le faire : la structure associative. Il s’agit d’une école, pas d’un centre culturel ! Des lois sont bafouées , c’est ce que nous dénonçons !

Une fois de plus il ne s’agit en aucun cas d’opposer le public et l’associatif, ceux-ci sont, ou plutôt devraient être complémentaires ; ce sont nos adversaires qui établissent cette opposition en estimant que seules les institutions de l’État sont légitimes et accusent les associations de constituer une menace pour le service et en fait pour l’ordre public.

Nous n’avons jamais remis en cause la possibilité de l’existence de cette école, nous ne voulons plus payer pour des choix individuels ! Car les subventions dépassent largement ce qui est autorisé par loi !

 Se rendent-ils compte du type de régime qu’ils appellent de leur vœux ? Se souviennent-ils du nom qu’il a pris dans l’histoire du XXe siècle ?

Où avez-vous lu que nous appelions un régime de nos vœux ? Et lorsqu’on demande que les lois soient respectées en France, alors on est un ignoble ??? Depuis, le début on nous traite de tous les noms : fascistes, sectaires, racistes, raclures et j’en passe !

Et bien moi je vous dis simplement que j’ai face à moi un petit monde bien content de profiter de l’argent public !

 Bilingues

         Et puis, le fait est, l’école publique, qui n’a que des vertus, l’école sacro-sainte et républicaine, laisse crever l’occitan en Limousin, patiemment, résolument. Nos « amis » de Landouge me font bien rire lorsqu’ils écrivent, sans doute pour produire l’illusion de l’ouverture et de la tolérance qui leur manquent tant, qu’en lieu et place d’une école privée, ils sont prêts à envisager des cours d’occitan dans leur propre école, cependant pas avant le CM1 ou le CM2 (ignorant donc tout de l’impératif de précocité pour le bilinguisme),

Bien sur nous sommes des ignorants….évidemment ! Seuls vous et vos amis détenez la vérité et des connaissances incommensurables le bilinguisme !

 sur  et « dispensés par des intervenants sélectionnés et encadrés par le rectorat de Limoges »... Comme si les enseignants de la Calandreta, école sous contrat avec l’État, n’étaient pas « encadrés » par le rectorat ! Mais je veux bien les croire, et je suis sûr, en effet, qu’ils nous accompagneront lorsque nous irons, une fois de plus, tenter d’obtenir la réunion du Conseil des langues auquel nous avons droit, préalable à toute politique d’enseignement de l’occitan dans l’école publique de notre académie. Ce n’est pas notre combat : c’est le votre, j’en veux pour preuve l’énergie déployée à nous faire croire que le salut de l’occitan et sa culture passe par la calandreta et sa dizaine d’élèves bilingues (mazette !) qui en sortent chaque année !

Et évidemment ils seront aussi avec nous le 31 mars prochain, à la manif de Toulouse ! Car on ne saurait douter qu’ils soient des partisans acharnés de l’enseignement de l’occitan et du bilinguisme ! Il suffit pour cela de parcourir les pages de leur blog… La seule référence que j’ai pu y trouver est le lien avec une vidéo de Norman, d’ailleurs plutôt drôle (Les Bilingues), mais dont on peut difficilement dire qu’elle est une promotion du bilinguisme ! Amazing !

 Laïcité

         Je terminerai sur la question de la laïcité : le maître mot, le mot obsessionnel du groupe s’exprimant sur le blog École publique 87. Leur problème, en effet, est que l’école contre laquelle ils ont déclaré la guerre est justement… une école laïque ! Ils nient donc la vérité et l’authenticité de cette laïcité, sans aucun argument valide, dès lors que Calandreta, dans sa charte constitutive, se définit elle-même comme « une école gratuite et laïque qui assure un service public d’enseignement en Occitan ». Pour montrer publiquement la laïcité de leur école (force est tout de même de réagir à la contre-information de nos « amis »), les parents d’élèves de Calandreta ont voulu célébrer la loi de 1905 en plantant un arbre de la laïcité, comme le font d’ailleurs tant d’autres groupes et associations.

         Nos « amis » ont immédiatement dénoncé la présence à cette cérémonie du diacre de Landouge, preuve évidente que Calandreta roule pour et avec le clergé (alors qu’il est évident que la laïcité est « bonne » pour tout le monde, y compris et à commencer, justement, pour les religieux eux-mêmes, n’en déplaise aux bouffeurs de curés primaires). La mairie devrait s’en émouvoir, prendre des dispositions ! Sauf que le diacre en question, pour ce que j'en sais, n’était pas présent à cette cérémonie, mais s’est rendu spontanément le lendemain à l’école, lors d’une matinée portes ouvertes. Ah non !!! il s’agit d’une erreur ! C’était une invitation pour les parents de l’école publique et le voisinage, soigneusement sélectionnés, dirait-on !

 En outre, nos amis relèvent des propos de Hubert Leray, l’actuel président de l’association rapportés dans le Populaire du centre : « la laïcité, c’est savoir accepter les différences de l’autre que ce soit en termes de langue, religion, couleur de peau ou de culture ». Contre cette définition, nos amis de Landouge invoquent « une définition claire et précise de la laïcité, bien éloignée » de celle de M. Leray, une définition donnée lors d’une conférence organisée le même jour à Guéret par la Libre Pensée 23 et le Grand Orient de France. Hélas, cette définition, qui nous aurait éclairé sur les manquements intellectuels de H. Leray, ne figure nulle pas sur le site et nous ne saurons pas en quoi elle contredit celle du président de la Calandreta. Mais il ne suffit pas de répéter le mot de laïcité comme un mantra, il faut encore lui donner un sens et l’appliquer dans sa propre pratique. Évidemment, H. Leray sait bien que la laïcité est d’abord le principe de séparation de l’État et des religions, et c’est justement ce qu’il a exposé à l’occasion de la cérémonie (je me permets de donner ci-dessous la trame de son discours qu’il m’a communiqué, la phrase citée par le journal était destinée aux enfants), mais l’enjeu de la laïcité est bien en effet, entre autres choses, celui de la tolérance interconfessionnelle et l’esprit qui l’anime est celui de refus de toute discrimination entre les citoyens, pour quelque motif que ce soit.

Et bien justement, voyez vous, nous voyons une forme de discrimination de la part des pouvoirs publics la distribution de cet argent public qui met les élèves de cette petite école dans une situation bien favorable puisque le forfait communal qui doit être versé aux écoliers du privé ne doit pas dépasser celui qui versé aux écoliers du public ! Et là, voyez….je vais ressortir très bientôt ma calculette….

Les propos de H. Leray, tels que rapportés dans le journal, bien que très partiels, sont ainsi, à mon sens, tout à fait bienvenus face à l’ostracisme rencontré par l’école, au motif, en fait, qu’elle est une école différente, où l’on enseigne différemment un langue méprisée. Ah, non, non !!! C’est son statut d’école privée qui a posé problème au sein de la cour et ce sont les subventions publiques qu’elle reçoit qui sont à l’origine de nos actions ! Vous pourriez enseigner le mambo ou le ukulélé ce serait la même chose ! 

Et, à ce propos, sachez bien, chers amis de Landouge, que nous n’avons, de votre part, aucune leçon à recevoir, ni de laïcité, ni de libre pensée, ni de sens de la chose et de l’école publique.

 Conclusion :

Beaucoup de fabulation de votre part, heureusement vous n’êtes pas journaliste (nous n’avons pas la prétention de l’être non plus remarquez).

Votre article ne relate pas les faits mais votre vision déformée et votre interprétation mal intentionnée de la situation. Ce qui nous étonne le plus c’est qu’un personnage prônant la démagogie, l’inexactitude et la manipulation des faits et des propos ait pignon sur rue en tant que conférencier, et qu’il se targue d’être un spécialiste des mensonges de l’histoire de France, un comble !!!

 

Maryline Maureil

Théodore Manesse

Commenter cet article

Jean-Christophe Dourdet 25/02/2012 23:39


Dites-moi, comment peut-on en arriver à déployer tant d'énergie pour lutter contre une petite école, vous le dites vous-même, qui a si peu de moyens et qui s'efforce de remplir une mission que
l'école publique se devrait d'assurer ? Qu'est-ce qui peut bien vous motiver à ce point ? une certaine idée de la lutte des classes, de l'égalité républicaine, de la juste place des langues à
l'école et dans la société ?


Je ne comprends pas votre lutte et pourtant je vous assure avoir bien lu tout ce que vous avez écrit m'évertuant à tenter de comprendre votre façon de voir les choses. J'entends bien votre
histoire de public-privé, argent public-argent privé, et je peux comprendre que cela puisse être une préoccupation majeure pour certaines personnes mais de là à s'évertuer à détruire une petite
école...


Et puis, je m'interroge, les collectivités territoriales et même l'Etat subventionnent bien quantité d'autres associations avec de l'argent public, non ? Cela n'est-il pas une juste
redistribution ?

ecolepublique87 26/02/2012 10:52



Si vous avez réellement tout lu , vous avez certainement compris que nous ne "luttons" pas contre "une petite école" comme vous dites mais contre
l'installation d'une école privée dans les murs de l'école publique et contre les financements illégaux octroyés à une école primaire privée par le conseil régional , non
compétent cf: les lois de décentralisation!


Pour mémoire: l'état finance l'enseignement privé à hauteur de 10 millards d'euros chaque année. L'enseignement privé sous contrat , je précise, est constitué à 90% de l'enseignement catholique
et 10% d'écoles communautaires . C'est à dire 23% des moyens pour 17 % des élèves ! Vous trouvez ça juste comme dedistribution des moyens ? D'autre part, les écoles ne sont pas des associations
comme les autres, vous devriez le savoir si vous avez tout lu jusqu'au bout! On ne confie pas des enfants à n'importe qui en France, enfin....presque!



renaud 21/02/2012 13:17


Affirmer que la Calendreta est logée gratuitement par la mairie de Limoges est un mensonge ! Vous feriez mieux de revoir vos sources et de réélement vous informer avant d'écrire des contre
vérités.

ecolepublique87 21/02/2012 17:05



Et bien moi je pense que vous êtes mal informé car l'école n'est toujours pas désaffectée, donc pas de loyer à payer puisqu'elle ne peut être utilisée officiellement par la maire.


Si la calandreta paye un loyer faudrait qu'elle se renseigne elle est en train de se faire arnaquer mais je crois que vous êtes bien plus malin que cela ...


 


PS: pour quelqu'un de si bien informé, vous vous êtes trompé dans l'orthographe  du nom de l'école...ce qui me semble bizarre vu comme les clients de cette école sont attachés à l'occitan !