Conférence Débat d’Eddy Khaldi le 10 février 2012.

Publié le par ecolepublique87

Nous sommes allés assister à la conférence débat d’Eddy Khaldi le 10/02/2012 à l’hôtel de région, à Limoges.

Dans la salle était présents :

-Mme Baubatie, mâchant son chewing-gum jusqu’à son départ à la fin de la conférence mais avant le débat (dommage, elle a raté une jolie joute verbale, à moins que ce soit justement ceci qu’elle voulait esquiver …)

- M Cavaillé, M Leray et M Lavalade pour le « Clan Calandreta » visiblement assez remontés, surtout après mon intervention.

- M Sourdioux, à la droite de M Khaldi, qui s’est bien gardé de se présenter quand j’ai demandé

- Nous, venus poser quelques questions ciblées concernant la situation  qui nous préoccupe, mais pas seulement…

Et environ quarante personnes venues braver ce froid polaire.

Eddy khaldi est revenu sur de nombreuses notions présentes dans ces 2 ouvrages dont il est le co auteur avec Muriel Fitoussi (« Main  basse sur l’école publique » &  «  La république contre son école »).

Il est revenu sur ce qu’il juge comme une manipulation de la loi Debré, à savoir le financement plus qu’abusif des écoles privées (on y reviendra plus tard).

Eddy Khaldi a aussi abordé le thème des « créateurs d’école », dont l’un des éminents membres était M. Bayrou (attention au petit papier en avril…) qui prônent la liberté d’enseignement, bien entendu au sein des établissements privés, et cela sans oublier de grands renforts de fonds publics.

M. Khaldi a également abordé la notion de chèque éducation, symbole des symboles de l’ultra libéralisme de l’éducation, qui fait froid dans le dos.

Suite à l’exposé de M. Khaldi, après l’avoir remercié de s’être déplacé à Limoges (faut dire que c’est rare d’avoir de tels conférenciers ici !!!) j’ai posé 4 questions, à savoir :

1ère question :

« Comme vous l’écrivez si bien  fonds publics pour la seule école publique. Ces propos auxquels j’adhère complètement ne sont malheureusement pas du domaine de la réalité aujourd’hui. Pour que cela le devienne, il n’existe qu’une seule solution : l’abrogation de la loi Debré. Quelle est votre position sur cette proposition ? »

La réponse d’Eddy Khaldi n’a pas été très claire concernant la loi Debré. Je pense qu’il est favorable au maintien de cette loi car il est persuadé qu’elle a été détournée, dévoyée. Pour lui l’école privée a tout mis en œuvre pour en retirer le maximum de bénéfice, à grands renforts de modifications.

Personnellement, nous pensons qu’elle est « pourrie dans l’œuf ». A savoir que cette loi, issue d’une proposition gaulliste,  ne peut être , de part où elle émane, une bonne chose pour l’école publique. S’il manquait des fonds pour l’école privée catholique en 1959, il suffisait de fermer les établissements scolaires privés (pourquoi pas les vendre au bénéfice du service public ?) et d’intégrer les élèves de l’école privée à l’école publique. Petit dicton chinois offert par la maison « Quand on est magnanime avec son ennemi, on est cruel envers soi  ». Il faut voir où en est, de nos jours, l’école publique, comme on la maltraite, comme on dégrade les conditions de travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves et à quelle hauteur s’élèvent les subventions pour l’enseignement privé !!!

2ème question :

« Un candidat à l’élection présidentielle, François Hollande pour ne pas le citer promet l’inscription de la loi de 1905 dans la constitution française. Or, Il serait question de tenir compte lors de cet ajout du particularisme du concordat d’Alsace Moselle. Que pensez-vous de cette proposition ? »

Sur cette question Eddy Khaldi a été clair : « Il faut tout remettre à plat ». Pour lui , donc pas d’inscription de la loi de 1905 sans unification de la mesure sur l’ensemble du territoire français.

3 ème question :

J’aurais eu envie de connaitre votre avis sur les écoles sous contrat d’association non confessionnelle, qui revendiquent parfois le statut de mission de service public, et défendent une vision dite de la « laïcité ouverte » 

E. Khaldi a  répondu que si ces écoles demandent une liberté d’enseignement, qu’elles s’octroient également la liberté de leur propre financement. Et il ne faut pas que la volonté de particularisme de certains soit assumée financièrement par le contribuable.

4ème question :

Enfin j’aurais aimé connaître votre position concernant l’enseignement par immersion des langues régionales au sein des écoles sous contrat d’association types Diwan et autres Calandrettes, et votre avis sur les financements illégaux de ces dites écoles privées par des conseils régionaux »

Je vous passe la légère tension dans ma voix, du à la connaissance du public, totalement acquis à ma cause, surtout au sein de l’hôtel de région du Limousin !

Bien sûr pas d’ambiguïté pour Eddy Khaldi, le financement d’une école privée, par le biais son association, c’est illégal car seules les communes doivent financer les écoles privées, et ce même à grand renfort de chartes et autres motions votés par les conseils régionaux.  Quand à l’enseignement par immersion, M Khaldi a rappelé que l’enseignement par immersion était anticonstitutionnel,  et il a cité plusieurs exemples frappants  montrant le fanatisme de certains (exemple du mur construit pour interdire aux élèves Diwan d’entendre du Français !)

Par contre Eddy Khadi s’est montré favorable à l’enseignement des langues régionales, au sein du service public, et même au bilinguisme, toujours dans ce cadre.

Eddy Khaldi, a même abordé la question des revendications de type politique chez les écoles Diwan .

Et bien ça y est, on y est presque à l’ethnolinguisme, il ne vous manquait qu’un petit pas vers l’avant pour en parler M Khaldi, mais vu la fureur que ces propos ont déclenché dans le petit « clan calandreta », je comprends votre retenue.

J’avoue que vous avez fait preuve de courage face aux attaques du « clan Calandreta »

Vous avez tout connu :

Vous attaqueriez les écoles associatives diwan et calandreta (confère le tableau présent sur notre site) car elles sont pour vous (et pour moi !) du communautarisme. Bah comment on appelle des gens qui veulent pas se mélanger avec les autres, qui veulent un enseignement bien particulier pour leurs enfants, selon des modalités très restreinte alors ? Moi, je n’appelle pas ça « des bilingues » mais des communautés linguistiques closes (et encore je me retiens).

Vous seriez contre la loi de 1901, car vous voulez supprimer les sous sous à ces pauvres victimes de votre méchanceté. Bah oui, comme ils font semblant de faire des activités culturelles mais qu’ils payent pour de vrai des gens et des loyers avec cet argent ,  que c’est illégal, et qu’en plus ça n’a rien à voir avec la loi de 1901 (ou le club de volley ball de M Leray).

Bref, vous êtes un méchant, vrai de vrai, mais moi je vous ai bien aimé ce soir là et le reste de la salle aussi (applaudissements à tout rompre).

Dans la salle, à la longue, j’ai même entendu des « on s’en fout » à l’endroit de notre « clan Calandreta ».Faut dire au bout d’un moment le clan, ça saoule ! Personne n’avait envie de savoir que la Femme de M Leray est originaire de l’autre pays du fromage.

Ils sont donc partis, abattus mais point vaincus, nous n’en doutons pas !!!

Théodore Manesse

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Jean-Christophe Dourdet 25/02/2012 23:49


Je n'étais pas présent à la conférénce et ne peux donc m'exprimer à l'égard de celle-ci.


Je voudrais juste formuler une remarque quant à l'usage du mot "clan dans votre article. En quoi les gens de Calandreta présents constituaient-ils un clan ? En quoi constituaient-ils davantage un
clan que l'ensemble des autres personnes présentes ?


 

ecolepublique87 26/02/2012 10:39



Définition larousse du mot clan:


 


Groupement de personnes ayant entre elles un rapport de parenté soit du point de vue du père, soit du point de vue de la mère.


Groupe de personnes se soutenant mutuellement par passion ou intérêt ; coterie, maffia : Former un
clan.

Sous-ensemble non vide de l'ensemble des parties d'un ensemble, stable par les opérations réunion et différence de deux ensembles.



Et en plus, cela me permet de faire un jeu de mots, j'espère que vous l'avez noté!