Attaques en règle des écoles privées à la rentrée 2011

Publié le par ecolepublique87

C'est incroyable ...mais vrai ! L'école publique de Louannec en Bretagne vient de vivre une situation quasi identique à celle de Landouge. Là-bas, c'est une école Diwan qui avait besoin de locaux en urgence !

Si nous comparons l'argumentaire avancé par Diwan, nous retrouvons mots pour mots ceux de Calandreta ! Edifiant !

 

(Parents Calandreta : ce n'est plus la peine de nous envoyer vos commentaires, Diwan a déjà tout expliqué, merci. Sinon, nous pourrions croire que tout était orchestré à l'avance).

 

On pourrait même avancer l'hypothèse que le contexte pré-électoral actuel n' y est pas étranger...

 

 

Louannec

École maternelle. Deux salles louées à Diwan

29 juillet 2011

 

Le conseil municipal, réuni en séance extraordinaire, mercredi soir, sous la présidence de Jean Nicolas, maire, a décidé de louer pour une année, deux salles de l'ancienne école maternelle à Diwan. L'école Diwan s'était ouverte en 2006, dans une habitation non prévue pour accueillir des enfants. Trop à l'étroit dans ce bâtiment de la rue des Écoles, elle déménageait trois ans plus tard pour une autre habitation qui, pas plus que la première, n'était destinée à accueillir des écoliers. Après cinq années de fonctionnement, Diwan était en droit de solliciter un contrat d'association qui lui permettrait de bénéficier d'un enseignant rémunéré par l'Éducation nationale et de subventions communales.

Un bâtiment non conforme

La demande du contrat d'association enregistrée à la préfecture en mai 2011 entraînait une enquête auprès des instances académiques qui déclaraient les locaux occupés par l'école «non-conformes», pour des raisons d'accessibilité et de sécurité. Les responsables de Diwan se mettaient donc à la recherche de locaux habilités pour la rentrée de septembre. L'ancienne école des soeurs (en face du stade) nécessitant d'importants travaux, Koulman Mathieu, le président de Diwan, se tournait vers la commune, qui ouvrait une école maternelle neuve à la rentrée. Il demandait de pouvoir louer pour une année, deux salles de l'ancienne école maternelle.

Treize voix pour sept contre

Le contrat d'association, s'il est accordé à la rentrée scolaire, restera définitivement acquis pour Diwan. En revanche, s'il n'est pas accordé à cette date, Diwan devra attendre cinq nouvelles années avant d'en faire la demande. Les élus ont rappelé que les salles de cette école maternelle sont largement sollicitées par les associations mais, souligne le maire, «deux salles sont réservées à l'école primaire en cas d'ouverture d'une nouvelle classe; or, les effectifs pour cette année sont stables». Après de longs débats, les élus, par 13 voix contre sept, ont accepté de louer les deux salles à l'école Diwan, avec l'engagement de quitter les lieux à la rentrée prochaine et de financer les travaux que nécessite cette location et de rembourser à la commune, les diverses charges.

 

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Locaux loués à Diwan : les parents d'élèves réagissent - Louannec

lundi 10 octobre 2011


Le conseil local FCPE de Louannec réagit au sujet de la mise à disposition par la municipalité de locaux à destination d'une école privée, en l'occurrence l'école Diwan.

« Alors qu'à la rentrée, nous nous réjouissions de l'ouverture de la nouvelle école maternelle publique de Louannec, l'année scolaire 2011-2012 a finalement débuté sous de bien étranges auspices. En effet, le conseil municipal a décidé de mettre à disposition d'une école privée une partie des locaux jusqu'alors occupés par les écoles publiques de Louannec ».

Depuis sa création, la FCPE n'a de cesse de défendre l'école publique, son universalité et sa gratuité. Alors que le service public d'éducation est l'objet d'attaques permanentes de la part du gouvernement, le conseil local FCPE de Louannec, réuni en assemblée générale, a jugé regrettable et dommageable que la municipalité de Louannec apporte, elle aussi, son soutien à une école privée. Nous regrettons la confusion entre école publique et école privée qu'engendre aujourd'hui la proximité entre l'école élémentaire et l'école Diwan ; confusion qui se trouve accentuée par l'équivalence des services proposés par la municipalité (cantine, garderie périscolaire) et par la concomitance entre l'ouverture de la nouvelle école maternelle et l'installation de l'école Diwan.

« Lors des derniers conseils d'écoles, nous partagions tous (enseignants, mairie, parents) la même inquiétude quant aux effectifs futurs des écoles publiques de Louannec, nous redoutons aujourd'hui les conséquences de ce soutien apporté à une école privée. Nous regrettons que les bâtiments mis à disposition de l'école Diwan n'aient pas été réservés à l'école élémentaire ou utilisés dans le cadre d'activités périscolaires. La décision a été prise à quelques semaines de la rentrée des classes, sans concertation ou information de l'ensemble des membres de la communauté éducative des écoles publiques de Louannec ».

 

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Louannec

Polémique. Le président de Diwan répond à la FCPE

18 octobre 2011

Dans un communiqué, Serge Guégo, président de Diwan, réagit à la position de la FCPE.

La semaine passée, les parents d'élèves de l'école publique déploraient la location pour un an de locaux municipaux aux écoliers de Diwan. Position que la fédération Diwan dit ne «pas comprendre. En effet, l'implantation d'une école Diwan n'a jamais nui aux écoles publiques et est, dans tous les cas, toujours bénéfique à la vie locale», écrit Serge Guégo.

«Valeurs d'universalité»

«De par notre charte et nos valeurs, les écoles Diwan sont gratuites, laïques et ouvertes à tous, rejoignant en cela les valeurs que défend la FCPE. Elles permettent aux parents de prendre part entièrement à la vie des écoles, et aux enfants, placés au centre de notre pédagogie par immersion, d'avoir une scolarité bilingue breton-français et de pratiquer la langue bretonne. Cette deuxième langue leur permet d'ouvrir de nouvelles portes sur le monde, cela rejoint les valeurs d'universalité que défend également la FCPE». «Depuis 34 ans que Diwan existe, poursuit Serge Guégo, nous avons pu montrer dans les communes où une ou plusieurs écoles Diwan sont implantées les résultats de notre pédagogie. Les municipalités ont bien compris qu'elles pouvaient travailler avec les associations de gestion des écoles en se rendant compte que les écoles Diwan étaient avant tout des écoles mais qu'en plus étaient des associations dynamiques pouvant être des acteurs pleinement impliqués dans la vie locale».

«Bénéfique à la société»

«Nos soutiens ainsi que les collectivités territoriales avec lesquelles nous travaillons, savent que nous menons un travail d'éducation des enfants, de formation des enseignants bénéfique à la société et leur aide, encadrée par les dispositions juridiques en vigueur, résonne pour nous comme une reconnaissance du travail accompli depuis des années. Nous sommes également très sensibles à l'accueil des élèves de Diwan dans les services périscolaires communaux, les collectivités montrant ainsi qu'elles ne font aucune discrimination entre les enfants».

Pas une «école privée»

Et Serge Guégo de conclure «Nous sommes un réseau d'écoles et d'établissements scolaires associatif et nous nous définissons comme un mouvement d'éducation populaire, nous refusons les termes "d'écoles privées" pour nous définir face à l'école publique».

 

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