Article du populaire du 1er octobre: les parents d'élèves de Landouge sont des égoïstes !!!

Publié le par ecolepublique87

 

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Le titre aurait dû être « Spoliation d’une école publique au profit d’une école privée

 

En titrant « Une cour d'école coupée en deux pour ne pas que les enfants se mélangent, Landouge, ou l’école déchirée » , Le Populaire a honteusement déplacé le problème  

==>  puisque c'est à cause des assurances que les enfants sont dans des cours séparées!!!  

 

Et pour justifier le choix d’une ligne éditoriale focalisant sur l’intolérance d’entrée de jeu,  Le Populaire a honteusement déformé les propos de la représentante des parents d’élèves de l’école publique.

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C’est une école privée sous contrat d’association, la mention sous contrat d’association (avec l’Etat) n’ayant rien à voir avec le statut d’association loi 1901 propre aux structures qui gèrent les écoles privées, confessionnelles ou pas.
Mais que cache ce glissement sémantique ou déni du mot exact ?
Ou cette présentation vise-t-elle à mieux faire l’impasse sur le problème de fond et l’illégalité de la situation, à savoir la mise à disposition de locaux publics à une structure privée sans contre partie financière et en l’absence des procédures préalables ?

« Où commence et où s'arrête le devoir de solidarité de l'école publique ? » la journaliste passe de l’étape 1 du glissement sémantique (visant à masquer la qualité d’ «école privée» de cette école, à l’étape 2 : culpabilisation de l’école publique laïque de landouge  qui ne serait pas solidaire d’une école « associative » (sous-entendu  laïque, publique et gratuite comme les calandretas s’en prévalent, le statut d’école privée étant le propre des écoles confessionnelles)

« Plusieurs pétitions » : une seule regroupant presque 300 signatures, c'est-à-dire la quasi-totalité des familles.

« Et qui, même si elle n'est pas confessionnelle, n'aurait selon eux rien à faire dans les locaux de l'école républicaine et laïque? »  C’est la loi et le code de l’éducation qui stipulent qu’on ne peut pas mélanger deux entités juridiques différentes dans une même cour de récréation.

« Il y a aussi des problèmes de sécurité : comment les assurances réagiraient-elles en cas de bousculade entre des enfants des deux écoles ?" En aucun cas la vice présidente  n’a employé la forme interrogative pour rendre compte des réponses qui leur avaient été faites par les assurances, ni prononcé cette phrase : « comment les assurances réagiraient-elles en cas de bousculade entre des enfants des deux écoles ? ».C'est à la forme affirmative bien au contraire qu'elle a dit au journaliste que ni la MAE, complémentaire scolaire, ni la SMALC, assurance de la mairie ne prendront en charge les accidents dans le cas où un enfant de l’école privée serait responsable d’un accident envers un enfant de l’école publique ; renseignements pris auprès des assurances, il est illégal de mélanger au sein de la cour de l’école publique enfants du public et du privé, puisque ce sont 2 entités juridiques différentes (cf Code de l’Education).

Du point de vue de la sécurité et même pour une durée limitée, les assurances n’admettent donc pas qu’un simple cordon de chantier scinde la cour et sépare les élèves de l’école publique et de l’école privée tel que c’est toujours le cas actuellement.

 

Enfin par temps pluvieux, les enfants de l’école publique qui ont dû rétrocéder leur préau (la totalité réquisitionnée à la rentrée, la 1/2 regagnée aujourd’hui) se voient parqués à presque trois cents dans un hall d’une centaine de mètres carrés. Cette situation de concentration importante d’enfants dans un lieu clos est une réelle source d’accidents scolaires qui inquiète les parents.

« Nous n'avons rien enlevé à l'école de Landouge » Rappel de ce qui a été enlevé :

Outre

-  la cour de récréation des 300 élèves de l’école élémentaire publique (la moitié réquisitionnée à la rentrée, le tiers aujourd’hui pour les 50 élèves de l’école privée)

- le préau

L’école publique perd :
-  la salle de garderie du soir, ancienne salle de classe fermée, comportant des tables et tout le matériel approprié, alors que l’espace motricité actuellement dévolu est un hall passager, distribuant les salles de classe, et encombré de l’unique matériel de moticité

- les menaces pesant sur la salle de garderie du matin gérée par le Conseil local

- les salles dédiées actuellement à des activités extrascolaires gérées également par le Conseil local de parents d’élèves (anglais etc)

- les possibilités de salles pour l’audio visuel et les arts plastiques que ne permettent pas les nouveaux locaux construits en 1989, dont parents et personnel éducatif ont fait la demande et pour lesquels la Mairie avait répondu jusqu’alors qu’il ne pouvait engager les travaux de mise aux normes
Ce à quoi il faut ajouter

- entretien et nombre de toilettes insuffisants 
- manque de parkings extérieurs pour les parents
-menace sur l’organisation des activités Margoulines (anglais, éveil musical, arts créatifs)…

auquel s’ajoutent les problèmes de sécurité :

- sortie de la garderie du matin pour les maternelles et les primaires rendue difficile et peu sécurisée

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