Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 23:07

Voici la situation que l’on peut observer aujourd’hui au sein du groupe scolaire de Landouge.
On stigmatise les parents d’élèves de l’école publique, car ils s’opposent à l’installation d’une école privée, qui occupe des locaux qui étaient jusqu’à présent dits « insalubres », donc inutilisables par l’association des parents d’élèves et par les enfants de l’école maternelle.
Or, d’un coup de baguette magique, ces locaux sont disponibles et adaptés à l’enseignement de la Calendreta, qui s’installe sans autre forme de procès dans les lieux, grâce à la volonté de la mairie de Limoges.
Mais il y a des indignations justifiées, derrière lesquelles se cachent la volonté farouche d’égalité des chances et d’un choix de société érigé depuis plus de 150 ans.
Car c’est bien ce choix auquel nous sommes confrontés aujourd’hui. En effet, les élèves de l’école publique se retrouvent à 25 minimum par classe, dans une cour à l’espace réduit, privée de préau au profit d’une école privée, certes laïque et sous contrat avec l’éducation nationale, mais qui bénéficierait de l’espace et des moyens de l’état, tout en n’étant que 15 par classes. Nous voilà bien devant un fait accompli d’une société à 2 vitesses, qui met en péril les bases de notre société.
Le pire, c’est de découvrir que cette situation est soutenue et imposée par la mairie de Limoges, ainsi que par l’inspection académique, représentant de l’Etat, qui impose une situation où l’école privée occupe l’espace de l’école publique. Ces représentants ont-ils oublié le combat mené par Jules Ferry ?
Est- il possible de résoudre la situation autrement ? Si on en croit les représentants de l’Etat, non.
Néanmoins posons-nous la question.
L’intégration des enfants de la Calandreta au sein de l’école publique de Landouge, dans le cadre du service public, est encore possible, mais cela aura un coût, en terme d’augmentation du personnel et qui devra être assumé par le rectorat de Limoges, dont un Inspecteur nous dit « Qu’il faut voir la situation comme une situation d’urgence, et que nous nous devons d’aider ces enfants, tels des randonneurs dans un gite ». Alors oui, aidons- les, mais dans le cadre de l’école publique, avec des moyens publics adaptés.
Quand à l’enseignement de l’Occitan, pourquoi ne pas envisager son enseignement dans l’école publique de Landouge, dispensé par des intervenants sélectionnés et encadrés par le rectorat de Limoges, comme c’est déjà le cas dans certains collèges. Cela a bien entendu un coût, mais le service public se doit d’assumer un enseignement, plutôt que de soutenir une privatisation de ses services.
Ne laissons pas un exemple de société à 2 vitesses s’imposer à nous.
Plutôt que de séparer les enfants de ces 2 écoles, et d’instaurer un climat de défiance par rapport à l’école publique, il faut les réunir, pour maintenir les valeurs de l’école républicaine, seule garante de l’égalité des chances de notre société.
La défense du régionalisme ne doit pas être un prétexte à l’érosion de la qualité de l’enseignement public.

Un collectif de Parents d’Elèves de Landouge

Par ecolepublique87
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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 23:13

ecole-vue-du-dessus.jpg

Par ecolepublique87
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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 23:26

Depuis le 02 septembre 2011, les enfants de l’école publique de Landouge (Limoges) sont privés d’une partie de leur cour, d’un préau et d’une salle de garderie. Cette situation est la conséquence directe de l’installation d’une école privée (Calandreta Lemosina) dans les anciens locaux de cette école imposée par la municipalité. Cette mesure présentée comme un état d’urgence, à caractère temporaire, utilise le prétexte que ces enfants n’avaient plus de toit suite à un dégât des eaux, survenu début août, dans les anciens locaux de cette école privée.

Il est à noter que ces anciens locaux, bien que ne répondant pas aux dernières normes de sécurité, en vigueur étaient réhabilités pour le jour de la rentrée, soit le 02 septembre 2011 (constatation devant huissier de justice).

La décision s’est faite sans concertation et sans délibération au conseil municipal. L’installation à titre gratuit, sans désaffectation préalable des locaux de cette ancienne école, d’une cinquantaine d’élèves du privé,  pose de multiples problèmes sur le plan juridique.

Citons parmis ceux-ci  le fait que :

·         Le directeur de l’école publique reste responsable de la totalité des locaux et des personnes qui s’y trouvent, bien que la situation lui ait été imposée le jour même de la rentrée.

·         A ce jour, aucune commission de sécurité n’a donné son aval.

·         Les locaux, considérés comme insalubres et refusés au directeur au motif du coût des travaux, ont été réhabilités au frais de la municipalité sans décision du conseil municipal.

·         La municipalité souhaite mélanger les élèves des deux écoles dans la cour, ce qui est illégal (cf code de l’éducation).

·         Les services de la mairie nous assurent qu’en cas d’accident, ce sera son assurancequi interviendra. Or, après renseignements, celle-ci ne couvrira pas un accident commis par un enfant de l’école privée, au préjudice d’un enfant issu du public.

En outre,  la directrice de la Calandreta Lemosina, a déclaré fin septembre, au cours d’une réunion d’une autre association que leur installation dans les locaux de cette ancienne école était définitive.

 

Pour solutionner ces problèmes, la mairie a prévu la pose d’un portail  à ses frais (donc sur des fonds publics) pour créer une cour de récréation  à la disposition de l’école privée.

Il semble donc comme fait acquis que la mairie de Limoges préfère assurer l’installation d’une école privée dans les anciens locaux d’une école publique, coute que coute, au détriment de la sécurité des enfants de l’école de la République.

Malgré un premier recours gracieux, la mairie reste sourde et stigmatise les parents d’élèves de l’école publique de Landouge par l’intermédiaire de la presse régionale, « le Populaire du Centre » pour ne pas le citer.

 Aucun droit de réponse n’a pu être publié malgré notre insistance.

De même une autre association a elle-même demandé un correctif face à l’ampleur de la déformation de leurs propos dans ce journal.

A ce jour, ce correctif n’a toujours pas été publié, et aucune date concernant sa publication n’a été fourni par « le Populaire du Centre ».

Cette école privée reçoit des subventions publiques votées par la majorité du conseil régional, non compétent concernant l’enseignement du premier degré, pour ne parler que de cette collectivité publique.

36 370€ en 2008

36 370€ en 2009

45 000€ en 2010

45 000€ en 2011

 

Le vote concernant l’avis du conseil municipal concernant la désaffectation des locaux de cette ancienne école s’est tenu le 6 octobre 2011.

Fait alarmant, deux conseillers municipaux dont les enfants sont inscrits à la Calandreta lemosina, ont pris part à la délibération et au vote. On est donc en présence d’un cas typique de conflit d’intérêt.

 

De plus, une élue ulcérée par notre action, à répondu à l’une de nos membres, qu’elle était exaspérée qu’on lui « balance du Jules Ferry » dans chacun de nos courriers.

Bien triste attitude d’une élue, incapable de tenir son rang dès lors que des citoyens ne demandent que le respect de la loi.

                                              

Notre collectif de parents d’élèves de l’école publique de Landouge lançe donc un appel d’aide et de soutien aux organisations laïques pour faire en sorte que soit garantie la sécurité de tous les enfants et respectées les lois républicaines de financement du privé, ainsi que la loi de 1905 : école publique fonds publics, école privée fonds privés.

 

Pour que vive la laïcité, défendons-la !

 

Par ecolepublique87
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 10:38

plafond calendreta

« Le plafond de l’une des trois salles de classes s’est en partie effondré »ce qu’on nous a présenté comme un dégât des eaux irréparable en quelques semaines s’avère être un mensonge.

« L’assurance doit passer » : dégât déjà signalé au 04.08.11à l’assurance et vraisemblablement pris en charge.

Les dégâts minimes devraient être vite réparés. : sans commentaire !

Au 04 août, il était question de faire la rentrée normalement.

Par ecolepublique87
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